Vendre une partie seulement, faire entrer un investisseur, racheter un associé, financer une acquisition : les opérations qui font évoluer le capital d’une PME sans la céder entièrement.
La question arrive souvent sous forme binaire : je vends, ou je continue. Une bonne partie des opérations que nous traitons se situent entre les deux. Le dirigeant cède une majorité et garde 20 %. Il fait entrer un investisseur pour financer une croissance qu’il ne peut plus autofinancer. Il rachète l’associé qui veut sortir.
Toutes répondent à un besoin patrimonial ou financier sans rompre avec l’entreprise. Elles sont aussi plus techniques qu’une vente : on y négocie un prix, mais surtout ce que vous pourrez décider ensuite et à quelles conditions vous sortirez.
Commencez par ce que vous voulez obtenir. Le montage vient après.
Sécuriser une partie de son patrimoine sans quitter l’entreprise
Vous vendez votre société à une holding que vous détenez, financée par de la dette. Vous encaissez une partie de la valeur et vous restez dirigeant. En contrepartie, c’est l’entreprise qui rembourse la dette de la holding : son résultat doit le supporter pendant sept ans.
Financer une croissance que l’autofinancement ne suit plus
Un investisseur entre au capital, en majoritaire ou en minoritaire, et apporte les moyens d’une croissance que l’autofinancement ne permet plus. En contrepartie, il attend une sortie à un horizon donné, et votre rémunération se joue en partie dans le management package.
Le départ d’un associé
Quand deux associés n’ont plus le même horizon, les décisions d’investissement attendent. Racheter la part de celui qui part suppose de s’accorder sur une valeur, puis de trouver le financement sans fragiliser la société.
Financer une acquisition
Dette bancaire, dette privée, fonds propres, cession de l’immobilier d’exploitation : le bon montage dépend de ce que l’entreprise peut rembourser, pas de ce qu’elle peut lever.
Une recomposition du capital se négocie autrement qu’une vente. Cinq points changent, et ce sont eux qui décident de la suite.
| Le prix | Il porte sur une partie des titres, mais il fixe la valeur de référence de toute la société, y compris celle de vos titres restants. Une valorisation basse aujourd’hui pèse sur votre sortie dans cinq ans. |
| Votre rôle | Il se contractualise. Durée d’engagement, périmètre de décision, conditions de départ : ce qui n’est pas écrit sera tranché par le nouvel actionnaire. |
| Le pacte | Le pacte compte plus que le prix. Il fixe les décisions soumises à accord, les clauses de sortie conjointe, et ce qu’il advient si les résultats ne suivent pas. |
| La dette | Dans un montage avec effet de levier, c’est l’entreprise qui rembourse. Une banque peut accepter un niveau de dette que l’entreprise ne tiendra pas sur un exercice creux. |
| L’horizon | Un investisseur financier a une durée de détention. Si votre calendrier ne coïncide pas avec le sien, c’est le sien qui s’applique. |
Oui, et c’est même le cas le plus fréquent dans les opérations avec un investisseur financier. Le pourcentage cédé n’est qu’un des points. La durée de votre engagement et vos conditions de sortie comptent autant.
Dans un OBO, l’acquéreur est une holding que vous contrôlez : vous encaissez une partie de la valeur sans changer d’actionnaire de référence. Dans une opération avec un fonds, un tiers entre au capital, avec ses exigences de gouvernance et son horizon de sortie. Le détail du montage OBO.
Ce qui compte, c’est la régularité de la trésorerie sur cinq ans, plus que le résultat d’une bonne année. Une entreprise très cyclique ou dépendante de quelques clients supporte mal la dette, même avec une rentabilité élevée. C’est le premier point à instruire avant d’envisager un montage.
La méthode est la même que pour une cession : un résultat retraité, un multiple de marché, puis les ajustements de dette nette et de besoin en fonds de roulement. Obtenir une première estimation ou comprendre les agrégats qui font le prix.
Cela arrive. Mieux vaut chiffrer les deux options avant de trancher : l’écart de net après impôt est parfois plus faible qu’attendu. Le parcours du dirigeant décrit ce que suppose une cession complète, et le diagnostic indique où en est votre entreprise.
Un premier échange permet de situer ce que vaut votre entreprise, ce qu’elle peut supporter en dette, et quelles options correspondent à ce que vous cherchez. Confidentiel et sans engagement.