Articles | Catégorie Financement Céder, valoriser et financer votre PME Thu, 08 Oct 2026 13:04:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.monprojetpme.fr/wp-content/uploads/2022/09/cropped-FAVICON_MPP-32x32.png Articles | Catégorie Financement 32 32 Les Obligations Relance, un dispositif au service des PME prolongé en 2023 https://www.monprojetpme.fr/les-obligations-relance-un-dispositif-au-service-des-pme-prolonge-en-2023/ Fri, 16 Dec 2022 09:05:00 +0000 https://www.monprojetpme.fr/?p=8197 Mis en place en 2021 par le gouvernement suite à la crise sanitaire, ce dispositif public de soutien aux entreprises a été prolongé jusqu’au 31 décembre 2023. Les Obligations Relances ont pour objectif de permettre aux PME et ETI françaises d’obtenir des moyens de financement supplémentaires pour financer leurs investissements sans ouvrir leur capital à des actionnaires externes (non dilutif).

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Mis en place en 2021 par le gouvernement suite à la crise sanitaire, ce dispositif public de soutien aux entreprises a été prolongé jusqu’au 31 décembre 2023. Les Obligations Relance ont pour objectif de permettre aux PME et ETI françaises d’obtenir des moyens de financement supplémentaires pour financer leurs investissements sans ouvrir leur capital à des actionnaires externes (non dilutif).

Elles peuvent représenter une source de financement particulièrement intéressante en cette période inflationniste et de remontée des taux.

Les Obligations Relances, un dispositif au service des PME prolongé en 2023

Quels sont les critères d’éligibilité des Obligations Relance ?

Ce dispositif, financé à hauteur de 90% par les assureurs, est mis en place par des sociétés de gestion indépendantes. Ces investisseurs financiers sont en charge d’analyser et de sélectionner les dossiers selon un nombre limité de critères d’éligibilité : 

  • PME et ETI françaises (à partir de 16 M€ de chiffre d’affaires), tous secteurs d’activité sauf établissements de crédit, sociétés financières ou d’assurances et Sociétés Civiles Immobilières
  • Entreprises immatriculées en France avant le 1er janvier 2019
  • Cotées au minimum 5+ par la Banque de France
  • Présentant une structure financière correcte (ratios financiers)
  • Démontrant une capacité de rebond importante ou une belle progression (projets de croissance)
  • Cumulables sous certains plafonds avec les PGE et les Prêts Participatifs Relance (PPR)
  • France entière

Les sociétés de gestion souscrivent à 10% de l’émission des Obligations Relance et sont libres d’accepter ou de refuser un projet. Ces investisseurs ont par exemple des obligations en matière d’impact et vont privilégier des projets avec une forte dimension RSE.

Quelles sont les caractéristiques des Obligations Relance ?

Ce dispositif vise à financer des projets d’investissement, de croissance ou de transformation des PME et ETI (CAPEX, opérations de croissance externe, augmentation du BFR). Les Obligations Relance permettent aux dirigeants de mettre en place un financement long terme pour leur projet qui sera complémentaire au financement bancaire. Voici les caractéristiques : 

  • Obligations sèches, subordonnées aux autres dettes financières et sans sûretés 
  • Maturité de 8 ans avec un remboursement in fine
  • Entre 5% et 7%, défini au cas par cas
  • Entre 2 M€ et 100 M€ maximum par entreprise bénéficiaire
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Un instrument d’autant plus attractif en période de hausse des taux

En cette période d’inflation qui engendre une hausse significative des taux d’intérêt, l’accès au financement bancaire s’est durci (conditions, garanties, etc.). Les Obligations Relance peuvent s’avérer être un outil particulièrement efficace et présentant de nombreux avantages. 

Pour les PME qui n’ont pas accès à certains marchés comme celui du placement privé, ce dispositif apporte une alternative au financement bancaire. De plus, les Obligations Relance offrent une ressource plus longue (8 années avec un remboursement in fine), n’exige aucune garantie, et ces obligations sont subordonnées sans donner accès au capital. 

Enfin ce dispositif est cumulatif avec d’autres mécanismes, comme les Prêts Participatifs Relance et les PGE à condition de ne pas dépasser certains seuils définis selon la taille de l’entreprise.

En conclusion, dans le contexte actuel inflationniste, où l’accès à la liquidité est de plus en plus compliqué auprès des acteurs traditionnels bancaires, les Obligations Relance peuvent être particulièrement intéressantes pour les dirigeants. Ces sources complémentaires de financement permettent aux entreprises et à leurs dirigeants de continuer à investir et à innover afin de devenir encore plus compétitives.

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Sale and lease back : comment augmenter sa trésorerie grâce à son immobilier d’entreprise ? https://www.monprojetpme.fr/sale-and-lease-back-comment-augmenter-sa-tresorerie-grace-a-son-immobilier-d-entreprise/ Fri, 18 Nov 2022 09:05:58 +0000 https://www.monprojetpme.fr/?p=7452 Une société qui est propriétaire de son immobilier d’exploitation, ou alors qui dispose dans son bilan de biens immobiliers, pourrait réfléchir à la réalisation d’une opération de Sale and lease back (cession-bail).

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En cette période d’incertitude économique, le financement des entreprises montre des signes de contraction. Afin de traverser sereinement cette phase, les PME doivent se tourner vers d’autres moyens pour financer leur développement.

Une société qui est propriétaire de son immobilier d’exploitation, ou alors qui dispose dans son bilan de biens immobiliers, pourrait réfléchir à la réalisation d’une opération de Sale and lease back (cession-bail).

En effet, il est parfois plus intéressant pour une entreprise d’être locataire que propriétaire de son immobilier d’exploitation. Cela lui permet notamment de :

  • Gagner en rentabilité et en compétitivité en redirigeant la valeur du parc immobilier de la société vers son cœur de métier
  • Alléger le bilan de l’entreprise, améliorer les ratios de solvabilité et de liquidité 
  • Déduire les loyers du résultat de l’entreprise
Sale and lease back

Qu’est-ce qu’une opération de Sale and Lease Back (cession-bail) ?

Une opération de Sale and lease back (cession-bail) consiste pour l’entreprise propriétaire et occupante de son immobilier, à le céder à un investisseur afin de devenir locataire. L’entité propriétaire vend son actif mais reste en location pour une durée prédéfinie (court à très long terme selon les besoins et la stratégie de l’entreprise cédante). C’est donc un acte de vente accompagné d’un contrat de bail. 

Cette opération permet à l’entreprise d’augmenter sa trésorerie du produit de cession. Elle permet également de supprimer les coûts liés à la propriété d’un bien (charges, impôts, entretien, travaux lourds, etc.).

C’est historiquement le choix réalisé par le groupe Accor, qui avait cédé ses murs pour se concentrer sur leur exploitation. De façon similaire, d’autres secteurs louent leur immobilier détenu par des foncières : c’est le cas des salles de sport et des supermarchés par exemple. Ces deux secteurs n’ont en effet pas vocation à gérer un parc immobilier, et préfèrent se concentrer sur leur activité principale.

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Dans quels cas réaliser une opération de Sale and lease back (cession-bail) ?

Une opération de Sale and lease back (cession-bail) peut être réalisée à n’importe quel moment de la vie d’une entreprise. Cependant, des facteurs externes (augmentation du prix des matières premières, apparition d’une crise sanitaire, etc.) ou internes (changement de stratégie, besoins d’investissements, etc.) peuvent être l’opportunité de réfléchir à une telle opération. De façon générale, le Sale and lease back devient particulièrement intéressant dans deux situations :

1) Financer la croissance de son entreprise : le Sale & lease back comme alternative au financement bancaire 

Procéder à une opération de Sale and lease back (cession-bail) va permettre à une société de dégager du cash. En plus de répondre à ce besoin de trésorerie, l’opération permettra à l’entreprise de se recentrer sur son cœur de métier.

2) Préparer la cession de l’entreprise

Détenir de l’immobilier à l’actif de son bilan peut rendre une société moins attractive pour un acquéreur. Vendre son immobilier d’exploitation et en devenir locataire permet de faire passer le coût immobilier comme une charge et éviter qu’il entre dans la valeur de rachat de l’entreprise. Pour le dirigeant d’entreprise vendeur, acquérir cet immobilier dans une SCI à son nom lui permettra de bénéficier de loyers même après la vente de son entreprise (conditions à négocier avec l’acquéreur).

Quelle que soit l’opération que vous envisagez, il est indispensable de s’informer pour être sûr de choisir les bons partenaires pour votre projet !
Les experts monprojetPME.fr répondront avec plaisir à vos questions sur le fonctionnement d’une opération de Sale and lease back.

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Start-up : le retour à la réalité, une aubaine pour les PME ? https://www.monprojetpme.fr/start-up-le-retour-a-la-realite-une-aubaine-pour-les-pme/ Mon, 14 Nov 2022 16:07:12 +0000 https://www.monprojetpme.fr/?p=7430 Hausse des taux et durcissement des financements fragilisent les start-ups : pourquoi les PME rentables et résilientes regagnent l’intérêt des investisseurs.

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Entreprise familiale, PME régionale, leader sectoriel, croissance maitrisée, marge opérationnelle… Des mots clés qui redeviennent peu à peu attractifs dans un environnement à la fois complexe et incertain. Finis les licornes, fusées et autres émoticons colorés sur les réseaux ? Rien n’est moins sûr, pourtant le contexte actuel, se caractérise par une hausse des taux et un durcissement des conditions de financement (dette et equity).

Le rapport de force semble progressivement s’inverser entre les start-ups, jeunes entreprises ultra médiatisées et les acteurs plus traditionnels. En effet, ces derniers ont déjà prouvé leur capacité à résister à des périodes d’instabilité ou des changements économiques et réglementaires importants.

Le retour en force de la PME

Un contexte macro-économique instable qui pousse les investisseurs à la prudence ? 

Les évènements que nous connaissons aujourd’hui en Europe de l’Est, notamment en Ukraine, ont un impact direct sur nos économies déjà fragilisées par la crise du Covid. Les problèmes initiaux d’approvisionnement impactant uniquement certains secteurs, ont laissé place à un phénomène inflationniste généralisé. La hausse des prix des matières premières et de l’énergie entraine inéluctablement une hausse des coûts de production qui est répercutée sur les prix de vente et des revendications salariales pour maintenir le pouvoir d’achat. 

Entre instabilité politique et répercussions économiques, les enjeux à relever sont donc nombreux pour les dirigeants/entrepreneurs. L’accès à la liquidité est devenu un enjeu majeur pour toutes les entreprises. Dans ce contexte, les investisseurs semblent de plus en plus averses au risque et reviennent aux fondamentaux dans l’analyse des dossiers : résilience et rentabilité.

Start-up, du rêve à la réalité ? 

Régulièrement au premier plan médiatique, avec une communication parfois provocatrice (pour ne pas dire « suffisante ») sur le montant de leur dernière levée de fonds, les start-ups rencontrent depuis quelques mois des difficultés pour se financer. Cela se matérialise par une diminution nette des valorisations et un ralentissement des levées de fonds. Les acteurs de la tech illustrent parfaitement ce phénomène. Alors qu’ils dominaient le marché depuis plus d’une décennie, les géants comme Amazon, Méta et Snap, pénalisés par de mauvais résultats, ont vu leur valorisation boursière diminuée de plus 800 milliards au premier semestre. 

Autre chiffre révélateur, au troisième trimestre, les levées en capital-risque ont été divisées par deux par rapport à 2021. Les opérations de taille significative à plusieurs dizaines de millions d’euros (séries B et C) ont fortement diminué. Les opérations sont réalisées à des conditions dégradées pour les entrepreneurs (valorisation, clause de liquidité, cash-out, etc.). Les fonds d’investissement qui ont pourtant des contraintes de temps pour déployer leurs fonds, préfèrent attendre et/ou se concentrer sur l’accompagnement de leurs sociétés en portefeuille.

Ces start-ups, historiquement valorisées selon l’évolution de leurs revenus (multiple de chiffre d’affaires), ont développé des modèles fortement consommateur de cash. Aujourd’hui, il semblerait que les investisseurs ne cherchent plus uniquement « l’hypercroissance », mais également la capacité de ces entreprises à devenir rentables à court terme. Dans ce contexte, les start-ups les plus matures (scale-up) se tournent vers d’autres formes de financement (dette ou instruments hybrides), mais toutes ces jeunes entreprises ne sont pas éligibles. Certaines d’entre elles sont contraintes de mettre en place des plans de réduction de coûts (licenciements massifs, etc.) alors que d’autres essayent de se faire racheter (rapprochement avec un grand groupe ou un de fonds d’investissement). Mais à quel prix… 

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PME, une opportunité pour se différencier ? 

A l’inverse des start-ups, les dirigeants de PME ont choisi un modèle alliant croissance sereine et autofinancement. Selon les secteurs, ces entreprises sont plus ou moins impactées par le contexte économique (hausse des matières premières, impacts sociaux, etc.) mais nombre d’entre elles se distinguent par leur résilience. 

Les investisseurs sont de plus en plus exigeants sur les performances historiques long terme (avant Covid). Les acteurs bénéficiant de fondamentaux solides, avec une croissance parfois modeste, pourront accéder plus facilement aux capitaux privés pour réaliser leurs projets de développement. En ouvrant leur capital, ces acteurs traditionnels pourront continuer à investir et répondre aux nombreux défis qui les attendent comme celui de la transition énergétique et écologique, et la mise en place de stratégies concrètes en termes de RSE (critères extra-financiers, etc.).

La période doit également permettre à certains dirigeants d’anticiper leur opération de cession. Selon l’indice Argos, les niveaux de valorisation sont toujours attractifs sur le segment des PME non cotées de la zone euro. Les dirigeants-actionnaires de PME peuvent ainsi réaliser une sortie en deux temps, avec une période d’accompagnement longue qui est toujours très appréciée des acteurs financiers. Cela permettra à l’entreprise de bénéficier de nouveaux moyens et compétences pour poursuivre son développement. 

En conclusion, dans le contexte actuel, le mode de gestion en « bon père de famille » et les modèles rentables semblent redevenir une priorité pour les investisseurs. Les acteurs traditionnels de l’économie, et notamment les PME devraient bénéficier d’un accès privilégié à la liquidité dans les prochains mois (comparé aux entreprises moins matures). Cette opportunité doit encourager les petites et moyennes entreprises à trouver de nouvelles sources de financement pour continuer à investir et à innover pour devenir encore plus compétitives. Si le projet de toutes les start-ups est de devenir scale-up puis licorne, les PME doivent également faire preuve d’ambition, et utiliser tous les outils à leur disposition pour devenir les ETI de demain.   

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La dette bancaire, un instrument financier au service des PME https://www.monprojetpme.fr/la-dette-bancaire-un-instrument-financier-au-service-des-pme/ Tue, 25 Oct 2022 12:16:26 +0000 https://www.monprojetpme.fr/?p=7068 Critères d’octroi, levier sur l’EBITDA, term sheet, tranches et clauses usuelles : comment se structure un financement bancaire pour une PME.

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La dette bancaire est l’instrument financier le plus utilisé par les PME pour leur activité courante. Toutefois, lorsqu’une entreprise souhaite trouver un financement complémentaire pour son développement organique ou réaliser une acquisition, le sujet peut s’avérer complexe.

Ce besoin peut nécessiter la mise en place d’un financement structuré et d’une convention de crédit syndiqué avec plusieurs préteurs bancaires. Il faut alors connaitre les mécanismes et les conditions de marché pour optimiser les conditions de l’opération.

La dette bancaire, un instrument financier au service des PME

Quels sont les critères pour obtenir un financement bancaire ?

Les banques ont des critères d’analyse précis lors de l’étude des dossiers et chaque projet est validé par un comité interne. Le calibrage de la dette est lié à l’étude du business plan de l’entreprise. Pour les établissements bancaires, la question clef est la capacité de l’entreprise à rembourser sa dette. Pour cela, les banquiers modélisent plusieurs scénarii à partir du business plan transmis, dont des cas dégradés : baisse significative du chiffre d’affaires (de l’ordre 20%-30%), de la rentabilité ou encore du BFR qui augmente fortement. En général, la fourchette de référence pour le levier dette bancaire est de 2,0 à 3,0x l’EBITDA de la société emprunteuse.

Plusieurs autres critères viendront impacter la structure de financement mise en place par l’établissement bancaire ou le pool bancaire. La capacité de financement peut dépendre de plusieurs facteurs, ainsi :

  • elle augmente avec le taux de transformation de l’EBITDA en cash, un niveau faible d’investissements, un BFR limité, ou encore un historique de performance et de rentabilité présentant une forte récurrence
  • elle peut être tirée vers le bas selon le volume des investissements, le caractère cyclique de l’activité ou le poids du BFR

Comment se structure la mise en place de la dette bancaire ?

Les principales conditions sont définies dans un Term Sheet. Ce document précise le montant proposé et mis à disposition de l’emprunteur, mais également les principaux termes du financement :

  • l’objet du financement et la définition des besoins (croissance externe, Capex, financement du BFR, etc.)
  • la structuration et le mode de remboursement de la dette avec par exemple une Tranche A amortissable sur 6 ans et une Tranche B in fine à 7 ans
  • le schéma de financement en « pool » avec une part finale pour chaque banque en fonction du niveau de la dette et de l’exposition à l’opération
  • le montant des commissions bancaires (arrangement, participation, non utilisation), base du business model des financements structurés des banques

D’autres conditions sont également intégrées comme les modalités d’utilisation et de versement, de calcul des intérêts, de pénalités, ou de remboursement par anticipation par exemple.

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Quelles sont les principales clauses d’un financement bancaire ?

Les clauses intégrées au contrat de financement peuvent être de différentes natures et dépendront à la fois de la typologie de la société, de l’objet et du montant du financement. A titre d’exemple, voici quelques exemples de clauses usuelles :

  • le nantissement des titres de la société ou de la société cible dans le cas d’une acquisition
  • des ratios financiers à respecter, comme le ratio de levier (Dette Nette / EBITDA) ou le ratio de cash-flow cover (Cash-Flow avant Service de la Dette / Service de la Dette)
  • la limitation d’investissement et d’endettement
  • l’assurance Emprunteur significative sur le ou les Managers
  • l’information financière à fournir semestriellement

Dans le cadre d’un financement syndiqué (regroupement de plusieurs banques), ces clauses seront négociées avec l’arrangeur, qui est l’établissement « chef de file », qui arrange l’opération et gère la syndication du prêt.

Dans certains cas, en complément de la dette bancaire, la société peut également rajouter de la dette mezzanine pour augmenter son levier et sa capacité de financement. Cet emprunt aura ses propres conditions (maturité plus longue, intérêts plus élevés, etc.).

En conclusion, le financement bancaire est un instrument financier particulièrement intéressant pour financer le développement de son entreprise. Non dilutif, il permet aux actionnaires de conserver leur capital, mais peut également présenter des risques s’il est mal calibré. Quelle que soit l’opération que vous envisagez, il est indispensable de s’informer pour être sûr de choisir les bons partenaires pour votre projet !
N’hésitez pas à venir nous en parler, nous aurons plaisir à répondre à vos questions.

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LBO : votre entreprise rembourse la dette qui a servi à l’acheter https://www.monprojetpme.fr/les-3-choses-a-savoir-sur-le-leveraged-buy-out-lbo/ Sun, 09 Oct 2022 07:16:53 +0000 http://www.monprojetpme.fr/?p=6059 La dette d'un LBO est logée dans une holding au-dessus de votre société et remboursée par ses dividendes. Ce que ce montage change pour le cédant.

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Votre lettre d’intention est signée par un groupe ou par un fonds, et une clause prévoit qu’il pourra se substituer une société à constituer. Cette société empruntera une partie de votre prix, et c’est votre entreprise qui lui versera de quoi rembourser, par ses dividendes, une fois que vous serez parti. Ce montage s’appelle un LBO, rachat par endettement, et il explique deux points de l’offre : le plafond du prix et l’exigence de 95 % au moins des titres.

Article mis à jour en 2026.

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La dette est logée dans une holding, au-dessus de votre société

Le nom de l’acquéreur qui figure au projet d’acte ne vous dira peut-être rien, et la société qui signera n’existe parfois pas encore. Un extrait Kbis ne donne que l’immatriculation, l’objet, le siège et les dirigeants. Les deux pièces qui disent qui vous achète sont l’organigramme capitalistique daté, annexé à la lettre d’intention, et les comptes consolidés du groupe déposés au greffe.

La holding de reprise reçoit les fonds propres de l’acheteur et emprunte le reste à ses banques. Elle vous paie avec les deux. L’emprunt figure à son bilan, pas à celui de votre société, et les banques prennent en garantie le nantissement des titres acquis.

L’argent du remboursement, lui, sort de votre société. La première remontée porte sur les réserves distribuables et le report à nouveau déjà constitués, et une assemblée peut la voter sans attendre l’approbation des comptes en cours. L’acompte sur dividende suppose en plus un bilan arrêté en cours d’exercice et certifié.

Même si vous partez au closing, la suite vous concerne. La convention de crédit de la holding porte des covenants, des ratios financiers testés aux dates qu’elle fixe, avec un plafond d’investissement et une limite de distribution. Votre société n’emprunte pas, mais elle devra remonter le dividende qui sert ces échéances. Un acheteur qui vous demande une période d’accompagnement vous demande de piloter une société tenue par ce calendrier.

Vos propres contrats réagissent au closing, et les accords doivent donc être obtenus avant. Un crédit-bail, une convention de crédit, un contrat d’affacturage ou une convention Dailly peut porter une clause de changement de contrôle, qui soumet le nouvel actionnaire à l’agrément du bailleur ou de la banque. Elle joue alors même que la vente porte sur les titres et que votre société ne change ni de nom ni de numéro. L’accord de chaque organisme a sa place dans les conditions suspensives du protocole, avec la liste de ces contrats en annexe.

Pourquoi l’offre plafonne au niveau de ce que votre société peut rembourser

Deux acheteurs peuvent retenir le même multiple et vous annoncer deux prix différents. L’écart vient de la dette que leurs banques acceptent de financer, calibrée sur votre excédent brut d’exploitation retraité, et des synergies qu’un acquéreur industriel paie en plus. Dans les métiers de travaux, le besoin en fonds de roulement pèse autant que le résultat, entre situations de travaux, factures à établir et retenue de garantie plafonnée à 5 % des acomptes. Les cautions de bonne fin ne sont pas du besoin en fonds de roulement : elles consomment vos lignes bancaires, et une banque les regarde avant de prêter à votre repreneur.

Le prix de vos titres n’est pas la valeur d’entreprise dont parle l’offre : on passe de l’une à l’autre par la dette financière nette et le besoin en fonds de roulement normatif, verrouillés par la lettre d’intention avant tout audit. Si votre matériel est en partie en crédit-bail, le tableau de passage doit dire lequel des deux traitements a été retenu : redevances déduites au-dessus de l’excédent brut d’exploitation et crédit-bail hors dette, ou redevances réintégrées et capital restant dû compté en dette. Les deux ensemble pénalisent deux fois le même engagement. La pièce qui tranche est l’état des engagements de crédit-bail en annexe de vos comptes.

Si l’immobilier d’exploitation est logé dans une SCI familiale, le montant du loyer change l’excédent brut d’exploitation retraité, donc le prix. Un bail commercial de neuf ans à loyer de marché et le rachat de la SCI ne donnent pas le même résultat retraité, et un bail conclu entre parties liées la veille de la vente sera regardé de près. L’expertise de valeur locative et le projet de bail cadrent ce point avant la première réunion.

Deux participations de 15 % portent le même chiffre et n’ont rien à voir : 15 % conservés dans votre société coûtent à l’acheteur son intégration fiscale, 15 % réinvestis dans la holding qui achète vous coûtent votre abattement de départ en retraite. Dans le premier cas, l’acheteur perd l’imputation des intérêts de sa dette d’acquisition sur le bénéfice de votre société. Le seuil est de 95 % au moins du capital, détenu de manière continue au cours de l’exercice, et il porte sur le capital seul : les droits de vote n’entrent pas dans ce calcul. Une neutralisation existe, dans la limite de 10 % du capital, mais elle ne couvre que les stock-options, les actions gratuites et l’épargne salariale. Votre participation de cédant reste en dehors (article 223 A du code général des impôts).

L’imputation disparaît, la remontée de trésorerie non. La holding retranche les dividendes reçus de son résultat au titre du régime des sociétés mères, sous une quote-part de frais et charges de 5 %, ramenée à 1 % entre sociétés d’un même groupe intégré, à condition de détenir 5 % au moins du capital et de conserver les titres deux ans (articles 216 et 145 du même code). Des bons de souscription peuvent par ailleurs vous associer à la plus-value de sortie sans entrer dans le capital, sous un régime fiscal réécrit pour les cessions réalisées depuis le 15 février 2025, à faire chiffrer avant d’y souscrire.

Au-delà de ce que ses banques financent, soit l’acheteur remet des fonds propres, soit il vous demande de porter une partie du prix. Sans l’un des deux, l’opération ne se fait pas. Vous obtiendrez la structure de financement annexée à l’offre et la lettre d’intérêt de ses banques, ou la mention écrite que l’offre est conditionnée au financement.

Selon qui achète, votre garantie et votre calendrier changent

Ce qui change avec l’identité du repreneur, c’est votre calendrier et votre garantie d’actif et de passif, par laquelle vous répondez du passé de l’entreprise après la vente. Quand les acheteurs sont vos cadres, management buy-out, leur connaissance du dossier allège les déclarations que vous consentez, rarement le plafond ni le séquestre. Leur apport étant limité, le solde passe par un crédit vendeur, dont le paiement est subordonné à la dette bancaire, ou par un complément de prix. Dans les deux cas, la garantie compte autant que le montant, caution bancaire à première demande ou nantissement des titres.

Avec des repreneurs venus de l’extérieur, on parle de management buy-in, et vous y passerez plus de temps puisqu’ils découvrent le dossier. Dumortier, société de chauffage, ventilation, climatisation et plomberie des Hauts-de-France fondée en 1962, a été reprise ainsi par un duo de repreneurs extérieurs après trente-cinq ans de direction par le même homme (Fusacq du 2 octobre 2026, Septentrion Finance conseil du vendeur).

Troisième cas, l’acheteur est un groupe déjà détenu par un fonds. La holding qui achète existe déjà, c’est celle du groupe, et vos dividendes serviront une dette qui a financé les acquisitions précédentes. Nous détaillons ce cas dans notre article sur l’acquéreur adossé à un fonds. Votre valeur d’entrée reste alors négociable, entre celle de la dernière opération du fonds et celle du groupe au closing.

Vous pouvez enfin être vous-même l’acheteur, en créant une holding à qui vous cédez vos titres et qui emprunte le prix : notre article sur l’owner buy-out traite à part ce montage. L’apport-cession est autre chose : la plus-value passe en report, et si la holding revend dans les trois ans de l’apport, l’article 150-0 B ter ne maintient ce report qu’à deux conditions, réinvestir au moins 70 % du produit de la cession dans les trois ans et conserver cinq ans les biens acquis.

La part réinvestie ne sort pas au même rang que la dette bancaire

L’acheteur vous demandera peut-être de réinvestir une partie de votre prix, avec l’argument que la revente suivante rapporte plus que la première. Ce qui vous reviendra alors dépend de l’ordre dans lequel on paie : la dette bancaire d’abord, puis les obligations souscrites par l’investisseur, et vous sur le reliquat. Cette cascade vous sera présentée comme la règle, alors qu’elle fait partie de la négociation. Demandez à souscrire les mêmes instruments que le fonds, dans la même proportion et au même prix par titre. Chez Suire-Sogeas, courtier en assurance de personnes, les trois dirigeants ont réinvesti au capital à l’entrée de Meanings Capital Partners, aux côtés de Capital Croissance, actionnaire depuis 2021 (Fusacq du 4 décembre 2025).

Ce réinvestissement a un coût fiscal qui ne figure pas dans l’offre. Si vous partez à la retraite, l’abattement fixe de 500 000 euros tombe dès que vous détenez plus de 1 % des droits de vote ou des droits aux bénéfices de la société qui a acheté, à la cession comme pendant les trente-six mois suivants. Une participation de 15 % dans la holding de reprise dépasse largement ce seuil. Le même régime impose de cesser toute fonction dans la société vendue et de liquider sa retraite dans les deux ans, ce qui borne aussi la durée d’un accompagnement salarié. Le perdre coûte 64 000 euros d’impôt sur le revenu pour une plus-value de 500 000 euros taxée à 12,8 %, plus l’effet sur la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus.

Avant de signer, faites chiffrer ce que vous gardez et pendant combien de temps : c’est l’objet d’un diagnostic de cession mené à froid, sans la pression d’une offre. Le pacte d’actionnaires ne sera pas rédigé à ce stade, et les principes qu’il reprendra plus tard, valeur d’entrée des titres, méthode de calcul à la sortie, cas de bon et de mauvais départ, s’écrivent en annexe de la lettre d’intention.

Vos salariés, le comité social et économique et votre calendrier

Depuis le 28 mai 2026, le droit d’information préalable de l’article L. 23-10-1 du code de commerce ne vise plus que les sociétés qui n’ont pas l’obligation de mettre en place un comité social et économique exerçant les attributions du deuxième alinéa de l’article L. 2312-1 du code du travail. Pour celles-là, l’information est due un mois au moins avant la vente d’une participation majoritaire, et l’amende civile peut atteindre 0,5 % du montant de la vente.

Au-dessus de ce seuil, l’information-consultation du comité pèse sur votre calendrier plus que l’audit, et l’usage est de signer un protocole sous condition suspensive. Vous y préparez aussi la communication auprès de vos salariés. Le 2° du II de l’article L. 2312-8 du code du travail vise la modification de l’organisation juridique de l’entreprise, l’obligation pèse sur la société vendue, et l’entrave est punie de 7 500 euros d’amende, quintuplée pour une personne morale.

À défaut d’accord, le comité est réputé avoir rendu un avis négatif un mois après la mise à disposition des informations, et ce délai passe à deux mois s’il recourt à un expert. L’employeur paie alors 80 % des honoraires et le comité les 20 % restants sur son budget de fonctionnement, l’employeur la totalité si ce budget est insuffisant sans avoir donné lieu à un transfert d’excédent vers les activités sociales et culturelles les trois années précédentes. Votre calendrier est daté par l’ordre du jour de la réunion, la note d’information remise au comité et le procès-verbal qui porte son avis.

Vos questions sur le LBO

Mon acheteur emprunte pour me payer, est-ce que je prends un risque ?

Avant la signature, le risque est de ne jamais arriver au closing, après avoir accordé une exclusivité et ouvert vos comptes aux auditeurs, parce que le financement n’a pas été obtenu. Ensuite, il porte sur la part du prix payée plus tard et sur ce que vous avez réinvesti. La durée de l’exclusivité et la mention du financement figurent dans la lettre d’intention, la date butoir et l’indemnité de rupture dans le protocole.

Est-ce que je serai payé en une seule fois ?

Cela dépend de l’écart entre le prix convenu et ce que les banques acceptent de prêter. Quand il existe, une partie du prix est payée plus tard, et vous négociez le rang de votre créance. Une part peut aussi rester au séquestre, qu’une garantie bancaire à première demande peut remplacer. Attention à votre trésorerie : l’impôt sur la plus-value est dû au titre de l’année de la cession, y compris sur la part séquestrée et sur le crédit vendeur, et votre expert-comptable vous dira si un paiement fractionné est ouvert.

Je veux garder 15 %, est-ce que je récupère ma mise un jour ?

Seulement si le pacte fixe la date, la méthode de prix et le mécanisme de votre sortie. Une clause de sortie conjointe vous fait partir aux mêmes conditions que le majoritaire, et une clause de liquidité à échéance datée vous ouvre une porte si la méthode de prix y est écrite. Lisez aussi son inverse, l’obligation de sortie conjointe, qui vous force à vendre avec le majoritaire.

Mes contrats de crédit-bail peuvent-ils bloquer la vente ?

Ils peuvent la retarder. Un crédit-bail ou une convention de crédit comporte parfois une clause qui soumet le changement de contrôle à l’agrément du bailleur ou de la banque, et le refus produit l’effet que la clause prévoit, de la simple information à la résiliation. Ces accords ont leur place dans les conditions suspensives du protocole. Les pièces à verser au dossier sont la liste des contrats concernés et les lettres d’agrément reçues.

Est-ce que je dois en parler à mes salariés ?

Tout dépend de votre obligation ou non de mettre en place un comité social et économique, et de la part de capital vendue. Sans cette obligation, et au-delà de 50 % du capital vendus, l’information est due un mois au moins avant la vente, et le récépissé de renonciation signé par chaque salarié permet de vendre plus tôt. Avec l’obligation, votre calendrier part de la mise à disposition des informations au comité.

Cet article présente des règles fiscales et juridiques générales. Chaque montage doit être validé avec votre expert-comptable et votre avocat fiscaliste avant signature.

Sources : code général des impôts, articles 223 A (version en vigueur depuis le 31/12/2023), 216, 145 (version en vigueur depuis le 16/02/2025), 150-0 D ter et 150-0 B ter (version en vigueur depuis le 21/02/2026) ; code de commerce, article L. 23-10-1, issu de l’article 22 de la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 ; code du travail, articles L. 2312-8, L. 2315-80, R. 2312-5, R. 2312-6 et L. 2317-1. Textes lus sur Legifrance dans leur version en vigueur au 8 octobre 2026. BOFiP BOI-RPPM-PVBMI-20-40-10-40 du 14/11/2024. Fusacq, actualités du 2 octobre 2026 et du 4 décembre 2025.

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La croissance externe : bonne ou mauvaise idée pour une PME ? https://www.monprojetpme.fr/la-croissance-externe-bonne-ou-mauvaise-idee-pour-une-pme/ Mon, 12 Sep 2022 16:01:08 +0000 http://www.monprojetpme.fr/?p=5221 Réaliser une opération de croissance externe n’est pas réservé aux grandes groupes, elle concerne également les PME de tous les secteurs d’activité.

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La croissance externe : réservée aux grands groupes ?

Réaliser une opération de croissance externe n’est pas réservé aux grands groupes, elle concerne également les entreprises de plus petite taille et de tous les secteurs d’activité. Cette opération consiste à reprendre une ou plusieurs sociétés existantes, selon différents modèles financiers (fusion, acquisition, prise de participation, etc.). En cas de succès, cette opération peut représenter une source de création de valeur importante pour l’entreprise et ses actionnaires.

D’après une enquête de Bpifrance Le Lab révélée par « Les Echos », sept dirigeants de PME sur dix prévoient d’acquérir une autre entreprise dans les prochaines années. Ils ont de bonnes chances de concrétiser leur projet car la moitié des dirigeants de PME envisage de vendre d’ici cinq ans.

Croissance externe PME

Quels sont les principaux intérêts d’une opération de croissance externe ?

Il existe deux principaux leviers de croissance pour une entreprise : la croissance organique, qui consiste à utiliser les ressources internes de l’entreprise pour augmenter ses revenus et la croissance externe. Dans un marché mature fortement concurrentiel, le développement organique peut s’avérer complexe (guerre des prix, pouvoir de négociation, etc.) et une stratégie de développement par croissance externe (ou les deux combinés) peut s’avérer particulièrement efficace.

Selon certains cas, l’opération de croissance externe peut présenter différents avantages. En théorie, les synergies entre les deux sociétés (commerciales, d’achats, logistiques, administratives financières, etc.) représentent un aspect essentiel de l’opération. Elles sont parfois difficiles à quantifier et se révèlent être un véritable enjeu une fois l’opération réalisée.

L’acquisition d’une société permet surtout de « gagner du temps » et d’accélérer la réalisation du plan de développement. C’est un moyen efficace pour gagner des parts de marché et acquérir de nouveaux clients, les résultats de la société acquise étant souvent intégrés au nouveau groupe formé.

L’opération peut également permettre de développer une activité dans une nouvelle zone géographique, en France ou à l’international. Enfin, dans un environnement de marché du travail tendu, où il est de plus en plus difficile de recruter des profils expérimentés, cela peut être un moyen d’intégrer de nouvelles compétences et savoir-faire.

Comment trouver une cible pertinente ?

Pour réaliser une opération de croissance externe, il est indispensable d’identifier des cibles pertinentes. Si dans certains cas cela se fait naturellement (rapprochement avec une entreprise de l’écosystème, connaissance du dirigeant, etc.), parfois il est nécessaire d’approfondir le travail de recherche. Les cibles potentielles peuvent être classées selon quatre catégories :

  • l’acquisition d’un concurrent direct, permettant de gagner des parts de marché, atteindre une taille cible ou une position de leader dans une géographie donnée (doit au préalable être validée par l’autorité de la concurrence pour les entreprises d’une certaine taille)
  • l’acquisition d’un concurrent indirect, pour faire face à de nouveaux entrants, en acquérant une société possédant un nouveau produit ou une nouvelle technologie par exemple
  • l’acquisition d’une société présente dans une zone géographique différente, afin de pénétrer un nouveau marché (pays/régions)
  • l’acquisition d’une société « éloignée », pour diversifier ses activités et capitaliser sur de nouveaux secteurs porteurs
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Quels sont les risques liés à cette typologie d’opération ?

Le succès d’une opération de croissance externe n’est jamais assuré. En amont, il est important de bien identifier et quantifier les synergies potentielles afin de ne pas surpayer la société cible. Généralement, plus le cœur de métier est éloigné, plus l’analyse sera complexe et l’opération risquée. La réussite est intrinsèquement liée à l’implication des collaborateurs et à leur adhésion au projet du groupe. Il est essentiel d’anticiper les enjeux sociaux (culture d’entreprise, défiance des salariés, avantages, doublons de postes, etc.) et d’apporter une attention particulière à la communication et aux informations transmises aux parties prenantes.

Pour limiter ces risques, il est recommandé de se faire accompagner par des spécialistes de la transaction rompus à cette typologie d’opération. Un conseil externe (banque d’affaires) pourra accompagner le groupe tout au long du processus, d’une part pour l’identification de cibles pertinentes, d’autre part lors de la transaction pour la valorisation de la société, la coordination de process et la rédaction des offres. La présence d’un intermédiaire permet également de transmettre certains messages de manière indirecte et fluidifier des discussions qui peuvent dans certains cas s’avérer complexes entre deux entreprises concurrentes du même secteur.

Pendant la phase d’audit, il est conseillé de se faire accompagner par un cabinet comptable spécialisé, afin d’identifier les risques financiers et valider les agrégats de référence qui serviront de base pour la valorisation (EBITDA, Dette Financière Nette). Selon les situations, il est également recommandé de missionner un cabinet d’avocats afin de réaliser un audit social (vérifier la conformité au droit du travail) et fiscal (quantifier les risques à un éventuel contrôle).

Comment financer une opération de croissance externe ?

Pour réaliser une opération de croissance externe, il existe plusieurs solutions de financement : en interne, par un apport personnel des actionnaires ou en utilisant la trésorerie de la société et/ou en externe grâce à un prêt bancaire, une levée de fonds ou un emprunt obligataire. Chaque solution présente des avantages et des inconvénients et sera plus ou moins difficile à mettre en place selon le profil financier de la société (niveau d’endettement) et la taille de l’opération.

Le prêt bancaire est l’outil le plus fréquemment utilisé. C’est le rôle des banques d’accompagner leur client dans leur projet de développement et elles pourront par exemple financer à hauteur de 80% du prix d’acquisition et le solde sera apporté en trésorerie par la société. Pour obtenir ce financement, il est nécessaire de présenter un dossier complet du projet et respecter certains ratios (par exemple, le prêt ne pourra pas dépasser trois fois le Résultat Brut d’Exploitation). Le déblocage des fonds peut être long (plusieurs mois), il est donc conseillé d’anticiper et partager son projet auprès de son banquier en amont de l’opération envisagée.

Une alternative au financement bancaire est de lever des fonds propres auprès d’un investisseur financier, afin de limiter le risque lié au remboursement de l’emprunt. Cependant, cette option peut s’avérer moins intéressante pour la société et ses actionnaires, car en plus de l’effet dilutif, la société ne pourra pas bénéficier de l’effet de levier (remboursement de l’emprunt grâce aux résultats de la cible).

Quelle que soit l’opération que vous envisagez, il est indispensable de choisir les bons partenaires afin de maximiser les chances de réussite de votre projet !

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Le financement des PME par les fonds d’investissement https://www.monprojetpme.fr/le-financement-des-pme-par-les-fonds-d-investissement/ Sun, 24 Jul 2022 19:36:07 +0000 http://www.monprojetpme.fr/?p=5730 Le capital-investissement possède un rôle essentiel dans l’économie pour accompagner le développement des PME et ETI.

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Les fonds d’investissement, c’est aussi pour les PME

Le rôle des fonds d’investissement dans le tissu économique français est de plus en plus important et ces sociétés de gestion exercent différents métiers selon le cycle de vie des entreprises (capital-investissement, capital-risque et retournement). En 2021 selon France Invest, plus de 50,3 Md€ ont été investis dans 2 760 entreprises et projets d’infrastructure.

Au total dans l’hexagone, ce sont plus de 7 400 entreprises qui sont accompagnées par des investisseurs financiers, et près de 75% des situations concernent des entreprises de moins de 50 M€ de chiffre d’affaires et de moins de 250 salariés. Le capital-investissement possède un rôle essentiel dans l’économie pour accompagner le développement et transformer les entreprises non cotées, et aider certaines d’entre elles à passer du stade de PME à ETI.

Toutefois, ces acteurs du capital investissement ne sont pas toujours bien perçus des entrepreneurs, c’est pourquoi il est important de bien comprendre le fonctionnement des sociétés de gestion et leur logique d’investissement.

Le financement des PME par les fonds d’investissement

Quel est le rôle économique des fonds de Private Equity ?

Les fonds d’investissement ont un rôle économique de premier rang pour financer le tissu des PME en injectant des fonds propres ou quasi-fonds propres dans des situations de risque ou les banques ne sont pas désireuses de prêter. Ces investisseurs ont la capacité d’accompagner activement les entreprises qu’elles financent en apportant leur savoir-faire en matière de développement stratégique, de structuration de l’entreprise. Elles permettent aussi d’ouvrir un réseau d’affaires pouvant servir de levier auprès des interlocuteurs de l’entreprise et par la même occasion, de gagner en confiance et en visibilité.

Enfin, ces investisseurs permettent également de faciliter la transmission des entreprises, en offrant des solutions de reprise et de relance lors du départ d’un actionnaire.

Les principaux critères de sélection d’un investisseur financier

Quel que soit le type d’opération, des critères communs sont étudiés par les investisseurs financiers lors de leurs investissements. On peut par exemple citer quatre points fondamentaux :

  • la qualité du management, sa vision du projet de l’entreprise, son expérience dans son industrie, sa motivation et sa capacité à travailler avec un investisseur
  • le potentiel d’upside (« equity story ») de la société, comme l’existence d’une histoire de transformation, de perspectives de croissance ou d’améliorations significatives
  • l’existence de barrières à l’entrée (technologiques ou réglementaires), ou d’une part de marché compliquant l’entrée de nouveaux acteurs
  • une option de sortie post-investissement, par l’existence d’acteurs industriels majeurs ou un potentiel appétit sur les marchés financiers

Dans tous les cas, les investisseurs vont avoir des critères d’analyse exigeants et une sélectivité forte. Ces acteurs réalisent un nombre de transactions limité comparé au nombre d’opportunités identifiées.

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Les principaux champs d’implication d’un actionnaire financier

Le rôle de l’actionnaire financier n’est pas prédéfini, il varie selon le type d’investissement (majoritaire ou minoritaire) et selon l’ADN de la société de gestion. Certains acteurs sont très impliqués dans la gestion et les prises de décision de la société, alors que d’autres apportent uniquement un soutien financier. C’est pourquoi, il est essentiel de bien choisir son partenaire et bien comprendre son projet avant d’ouvrir son capital.

La société qui ouvre son capital doit bénéficier des champs d’expertise de son nouvel actionnaire professionnel, comme par exemple :

  • des ressources et une capacité d’analyse stratégique des dernières évolutions du marché et des concurrents de la société (accès à des experts de marché et des bases de données)
  • une contribution à l’identification de cible de croissance externe et à la mise en place d’une stratégie de build-up
  • une réflexion sur les structures financières les plus adaptées et un accès privilégié aux banques
  • un réseau pour apporter un soutien opérationnel dans certaines géographies ou dans de nouveaux marché
  • des outils de reporting et d’aide à la décision standardisés (financiers et opérationnels)

Outre ces aspects liés à la performance financière de l’entreprise, les investisseurs sont aujourd’hui très sensibles aux différentes problématiques de Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) et à leur impact sur l’écosystème de l’entreprise. Il est de plus en plus commun de réaliser des audits et diagnostics des performances en matière d’impact, et une fois l’investissement réalisé de mettre en place des chantiers d’amélioration et/ou projets d’entreprise autour d’objectifs propres au secteur d’activité.

Les objectifs de performance des investisseurs

Il ne faut jamais oublier que l’objectif des fonds d’investissement est d’obtenir des niveaux de rentabilité élevés et stables, sur des périodes d’investissement longues.

Les sociétés de gestion ont également des obligations de performances vis-à-vis de leurs souscripteurs et la faible liquidité de ces fonds (versus les marchés financiers) doit théoriquement être compensée par une prime de rendement. Il faut donc s’assurer que l’horizon d’investissement et les objectifs de performance correspondent bien au projet de développement de l’entreprise.

En conclusion, quelle que soit l’opération que vous envisagez, il est indispensable de s’informer pour être sûr de choisir les bons partenaires pour votre projet ! N’hésitez pas à venir nous en parler, nous aurons plaisir à répondre à vos questions.

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